Royal street 1

Nouvelle-Orléans : nous voilà !

Autant vous le dire tout de suite, nous sommes ravis de poursuivre notre périple au Pérou, mais si nous avions pu rester quelques jours de plus à la Nouvelle-Orleans, nous n’aurions pas hésité une seule seconde ! Gros coup de coeur donc :

- Il y a tout d’abord le contexte de notre hébergement : Nous avons eu, sans vouloir nous vanter, un très bon flair quant au choix de notre airbnb. Nous avons atterri dans une maison typique de la Nouvelle-Orléns située dans le quartier de Trême, que notre hôte, Lydia, a rachetée en ruine après l’ouragan Katrina il y a de cela un an, et qui, grâce à une aide financière de la ville, a entrepris de retaper toute seule. Le lieu a donc ce charme des maisons en cours de restauration avec des portes toutes écaillées et branlantes au milieu de murs flambants neufs.

Ajoutez à cela les joyeux habitants de cette maisonnée : Lydia, notre hôte chanteuse et joueuse de cor dans un groupe de musique des Balkans, barmaid le soir et s’occupant de sa maison la journée. David, son copain accordéoniste et joueur dans le même groupe, et puis leurs colocataires de passage, Dayna et Geary, tous deux également musiciens.

Autant vous dire que nous avions tout ce qu’il nous fallait en conseils avisés pour savoir quel bar jouait de la bonne musique ce soir-là, quel restaurant du quartier était inratable, quelle journée était la plus intéressante pour aller au Jazz fest, etc.

Au cas où, quelques endroits que l’on vous conseille pour sortir dans le quartier de Trême : Le Siberia, un bar qui propose également de la sympathique nourriture polonaise à manger sur place ou à emporter – Le Bacchanal posé au milieu de rien, dans le même quartier, un restau-bar où concrètement nous n’avons jamais réussi à avoir une table tellement c’est the place to be mais où nous avons au moins eu la possibilité d’apprécier un verre sur le balcon en écoutant du jazz – Le Spotted cat dans la rue très animée de Frenchmen street, cette fois-ci dans un quartier plus proche du centre-ville, où nous avons écouté un groupe « mi-jazz mi-Kusturica » qui nous a bien mis en jambe pour la soirée ! Je vous recommande également le petit marché de nuit juste à côté.

- Ensuite le climat mêlé au jazz bien sûr : depuis plus d’un mois que nous sommes partis, nous avons fortement apprécié, pour la première fois, un temps chaud et humide tout en n’étant pas trop étouffant grâce à la brise fraîche du printemps. Idéal, par exemple, pour profiter de notre journée au Jazz fest (de 12h à 18h) car même s’il fallait sans cesse se tartiner de crème solaire (enfin surtout moi avec ma peau translucide de parisienne…), nous avons largement pu apprécier les groupes de jazz, de bluegrass, de blues ou encore de gospel… – ce qui aurait été difficilement supportable sous un soleil de plomb en plein été, malgré la présence de tentes pour certains concerts. Pour ma part je garderais de ce Jazz fest l’image d’un jeune musicien à l’allure punk jouant de sa rappe à fromage (dixit Dav !), en vrai le washboard, l’instrument traditionnel Cajun, sur une musique endiablée, mi accordéon – mi rock… et tout ceci sur une des scènes du Jazz fest dénommée “Fais-dodo” !

Parce qu’effectivement, petite parenthèse culturelle : Les fais-dodos désignent, en français cadien de Louisiane, des soirées dansantes. L’expression vient de l’habitude qu’avaient les mères cadiennes d’emmener leurs jeunes enfants aux bals et de leur dire de s’endormir au son de la musique cadienne. Elles mettaient les enfants dans une pièce annexe et chantaient « Fais dodo Colas mon p’tit frère …. », puis allaient rejoinder leurs hommes ! (Merci Wikipedia…). Et, si vous avez un jour deux minutes à tuer, je vous invite d’ailleurs à découvrir l’histoire méconnue et assez dramatique des Acadiens émigrés de la Nouvelle-Ecosse en Louisiane, qu’on appelle aujourd’hui les Cajuns.

- Pour le centre-ville et ses rues aux noms français, également rempli de musique et d’artistes les samedis et dimanches : Alors après on ne se leurre pas, le French quarter est très touristique et rempli de boutiques à touristes et de vrais-faux musiciens. Bourbon street par exemple, car même si elle vaut assurément le coup d’oeil, je vous parie que vous ne tiendrez pas la rue entière tant elle blindée de gros touristes, comme on les aime, tous en train de boire leurs Daiquiris (boisson peu alcoolisée locale au gout de Margaritas, Rhum coco, Pinacolada et autres… – très appréciée même par moi durant le Jazz fest ;)) et de bars très bruyants dès 14h jouant de la musique jazz un peu douteuse ! Préférez-lui Royal street, la parallèle, remplie de boutiques vintage, d’antiquaires et d’artistes des rues, mais moins bruyante que sa jumelle…

- Pour la Louisiane bien sûr (ses paysages, son ambiance, son histoire française et ses spécialités locales !) : En arrivant à la Nouvelle-Orléans, nous avons tout de suite compris que l’on pouvait oublier les bus et la location de vélo étant plus chère qu’une voiture, nous avons finalement opté pour cette dernière solution nous permettant également d’organiser des escapades pour la journée en Louisiane.

Nous avons bien entendu opéré la traditonnelle tournée des grandes proprietiés créoles construites au milieu des domaines de plantation de canne à sucre ou de coton. Pour chaque plantation vous avez droit à votre petite visite guidée payante et en groupe, mais l’histoire de ces plantations et de ces familles reste très intéresssante, donc cela vaut le coup. Préférez par exemple la « Laura’s plantation » dont la visite n’est pas seulement centrée sur la maaaagnifique maison et tout ce qui la compose blablabla, mais sur l’histoire de la famille et le rapport avec les esclaves, avec un guide français à l’accent Cajun en prime… parfait ! ;).

Par contre, ne nous en voulez pas trop pour les photos de qualité moyenne… Dav a decidé, ce jour-là, qu’il oublierait la carte mémoire de son appreil photo… On a donc fait ce que l’on a pû avec nos i-phones !

Et pour finir, notre grosse “ratade” en Louisiane (parce que quand même, il en fallait une) : Nous n’avons jamais réussi à faire le Bayou et admirer d’énooormes alligators ! Adresse pour louer des canoës jamais trouvée, hors de question de faire des gros tours à touristes et lorsque nous avons enfin trouvé la prestation que nous voulions le jour suivant : “ah ben non, aujourd’hui le Bayou est fermé pour nettoyage à cause des nénuphars (!!!!!!)… » Ok on insiste pas…

A très vite ! (Et désolés pour le retard mais avoir une connexion décente au Pérou pour pouvoir poster cet article et les photos n’est pas chose aisée !)

9 réflexions sur “ Nouvelle-Orléans : nous voilà ! ”

  1. Ca donne faim et envie de danser votre histoire la!! Superbe mise en ambiance et bien joué pour l’hébergement, la chance des vrais travellers! A ‘bientôt’ ;)

  2. Incroyable, vous avez illuminé ma soirée en 10min de lecture! J’avais déjà envie d’aller à la Nvelle Orléans mais là je suis carrément conquise, du pur bonheur à tartiner de vous lire. Hâte de lire la suite de votre périple! Des bisous

    1. Chouette de voir que ça te plaît et de te donner envie de la sorte ;) !
      J’espère que tu vas bien ma chère Chacha et que vous êtes bien assidues à notre blog avec So… attention je vérifierai en rentrant… ;) Des bisous !!!
      PS : Dès que j’ai un peu de temps j’essaye de vous envoyer un email pour vous donner un peu plus de news et en prendre de vous !!

  3. Like, relike and… surlike!
    Quand je vois les photos j’entends Zachary me chanter « travailler, c’est trop dur… Et voler c’est pas beau… » Je kiffe!! Et dites-moi ç’a l’air bon le po’boy… Y a le po’girl aussi? Au Nutella, pour le dessert? Ok, ok… Fais Dodo…

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